* Yanik Comeau initie des anglophones du secondaire au jeu et à la scénarisation
Écrit par : admin
Mardi, le 14 novembre 2006 - Demain, mercredi le 15 novembre 2006, l'écrivain et comédien Yanik Comeau entreprend une série d'ateliers d'initiation à la scénarisation, de préparation de scénario d'animation et d'initiation à la lecture à haute voix et à l'interprétation théâtrale dans trois écoles secondaires du Lester-B.-Pearson School Board, dans l'ouest de l'île de Montréal et à Hudson.
Ce projet de longue haleine est piloté par une enseignante des plus dynamiques du MacDonald High School à Sainte-Anne-de-Bellevue, madame Renée Laurendeau. «Après avoir lu mon profil sur le site de la Culture à l'école du Ministère de la Culture et des Communications, madame Laurendeau m'a contacté et m'a parlé de ce projet tellement original et ambitieux que je n'ai pas pu faire autrement que de sauter à pieds joints avec elle,» raconte Yanik.
Le projet consiste en effet à initier les jeunes au conte (le premier volet animé par Rollande Saint-Onge) pour ensuite les amener à en écrire un eux-mêmes avant qu'ils s'aventurent à le scénariser et à en faire un film avec des personnages en pâte à modeler !
«Quand madame Laurendeau m'a raconté ça, je me suis dit: "Wow ! C'est l'affaire la plus originale que je n'aie jamais entendue !"» ajoute Yanik. «Et non seulement elle a pensé ce projet, mais elle a embarqué trois autres enseignantes dans trois écoles différentes qui feront aussi le projet, comme elle ! Hallucinant !»
En effet, Yanik entreprend la première de neuf journées de formations qu'il donnera à des groupes d'étudiants du secondaire au MacDonald High School de Sainte-Anne-de-Bellevue, au John Rennie High School de Pointe-Claire et au Westwood Senior High School de Hudson.
Dans un premier temps, Yanik initiera les étudiants au langage propre au scénario, lui qui a été coauteur de l'émission pour enfants «Les Chatouilles» à la télé de Radio-Canada pendant deux saisons et qui a aussi scénarisé les cédéroms de «Caillou» en français et en anglais. «Il y a des nuances entre écrire pour la télé et pour le théâtre, par exemple, alors c'est ce que j'entends départager avec les étudiants.»
Ensuite, Yanik rencontrera à nouveau les sept groupes répartis dans les trois écoles pour les lancer dans le développement de leur scénario comme tel. «Lors de cette deuxième rencontre, ils partiront du conte qu'ils auront déjà écrit pour décider qu'est-ce qui se retrouve dans la narration, qu'est-ce qu'il faut dialoguer... y a-t-il des effets sonores à prévoir ? Y a-t-il des cues musicaux à inclure, etc.»
Pour terminer, les étudiants auront droit à un court de lecture à première vue et d'initiation à la diction, l'articulation, etc. «Ils auront un gros travail oral à faire et leurs voix deviendront particulièrement importantes dans un projet de film d'animation alors c'est essentiel de travailler ce volet,» explique Yanik. «Ils auront aussi la chance d'explorer différentes voix en fonction de l'apparence physique de leurs personnages, etc.»
Pour Yanik Comeau, ce gros projet se terminera le 30 novembre avec sa dernière journée d'ateliers à John Rennie, mais... «le projet en est un de longue haleine,» précise Yanik. «Les jeunes travailleront ensuite à la réalisation de leurs personnages et au tournage de leur film. C'est un projet très impressionnant et, même si ça se terminera à la fin novembre pour ma partie, j'espère avoir la chance de voir les films lorsqu'ils seront terminés. Ce sera sûrement une expérience formidable !»
Notons que madame Laurendeau n'en est pas à sa première expérience avec l'animation de personnages en pâte à modeler, elle qui avait déjà exploré cette avenue l'an dernier.
Ce projet est réalisé grâce au programme Culture-Éducation.