* Douze jours d'ateliers d'écriture à l'école Saint-Luc de Dollard-des-Ormeaux avec Yanik Comeau


Écrit par : admin

Saint-Michel, dimanche, le 29 mars 2009 - Mardi dernier, le 24 mars, l'écrivain et conférencier Yanik Comeau terminait une série de douze jours de rencontres et d'ateliers d'écriture à l'école Saint-Luc de Dollard-des-Ormeaux (Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys)dans le cadre du programme «La culture à l'école», une expérience qui s'est avérée enrichissante pour les enseignants et les élèves de la maternelle jusqu'à la sixième année tout autant que pour l'écrivain lui-même !

«C'est le plus gros contrat que j'aie eu dans le cadre du programme La culture à l'école,» avoue franchement Yanik Comeau. «C'était colossal, un peu fou même, mais tellement extraordinaire ! Un projet énorme, mais plein de rebondissements pour moi et très varié aussi.»

Contacté à l'automne par madame Michèle Delisle, enseignante de première année, Yanik Comeau devait, dans un premier temps, rencontrer les 17 groupes de l'école pour leur parler du métier d'écrivain. «Nous avons fait ça en quatre jours,» raconte Yanik. «J'ai présenté ma conférence "Profession: écrivain" adaptée à chacun des niveaux scolaires, à chacun des cycles. C'est une conférence qui a pour but de lever le voile sur les secrets de l'écriture, d'éveiller la créativité des élèves et de donner le goût aux jeunes de lire et d'écrire, de créer.»

Dans un deuxième temps, Yanik refaisait le tour des classes pour entamer l'aspect création du projet. «Avec les élèves de maternelle, première et deuxième années, j'ai créé un conte avec les jeunes, directement au tableau,» raconte l'écrivain, visiblement stimulé par cette effervescence créative.

Comme le thème proposé par le projet était «Si la Terre m'était contée...», Yanik a offert à chacun des groupes une thématique écologique différente. «Il y avait neuf groupes au préscolaire et au premier cycle confondus,» explique l'auteur. «J'ai donc inventé, avec l'aide de ma femme Danielle (Morissette), qui est biologiste, neuf phrases qui commencent par "C'est l'histoire de..." et qui se voulaient des bougies d'allumage pour la création des neuf contes. Ensuite, sous les yeux des élèves et de leur enseignante, j'inventais le conte au tableau ou directement à l'ordinateur, en demandant régulièrement aux élèves de donner leurs idées pour les noms des personnages, l'énumération des déchets que trouvaient les personnages, certains rebondissements dans l'histoire. C'était extraordinaire de les voir lever la main rapidement, les yeux pleins d'étoiles pour contribuer à l'histoire.»

En bout de piste, chaque classe a eu droit à son conte qu'elle a pu illustrer et mettre en format livre. «La classe de première année de madame Patricia a créé un livre superbe à partir de notre histoire d'une famille de poissons-clowns dont la demeure dans les coraux était menacée par les déchets jetés à la mer par les humains,» relate Yanik. «Ils m'ont même invité à venir dans la classe par la suite pour me remettre mon exemplaire plastifié du magnifique livre qu'ils ont créé. Un pur délice !»

Deux autres classes de première année ont demandé à Yanik de faire une adaptation théâtrale de leur conte. «Pour les élèves de madame Michèle, j'ai écrit l'adaptation théâtrale de "Alerte au smog sur Insectiville" dans laquelle une petite libellule se trouve prise au piège dans un nuage de smog,» poursuit Yanik. «Pour la classe de madame Chantal, j'ai adapté "L'arbre sauvé" pour le théâtre afin que les élèves puissent faire vivre sur scène Trèlent le bébé paresseux, Coco le bûcheron et tous les autres animaux de la forêt qui se battent pour garder leur maison dans un arbre.»

Yanik a aussi revu ces élèves une troisième fois pour assister madame Hélène, l'enseignante d'art dramatique, dans la direction des jeunes acteurs. «J'ai participé à une lecture du texte en classe et j'ai donné de petits conseils aux jeunes comédiens pour les aider à se mettre le texte en bouche,» explique Yanik. «Ils sont vraiment très bons et j'ai hâte de voir le résultat final sur scène au mois de mai !»

En ce qui concerne les élèves du 2e cycle (troisième et quatrième années), ils ont eu à écrire un conte écologique en équipes de deux ou trois.

«Avec les élèves des deuxième et troisième cycle,» précise Yanik, «j'ai présenté le schéma narratif et j'ai donné deux exemples d'histoires bien construites pour permettre aux jeunes de structurer solidement leur histoire. Les élèves de troisième et quatrième années devaient ensuite piger un prénom masculin, un prénom féminin - qui allaient être les noms de leurs personnages principaux - et un thème écologique qui allait leur servir de point de départ. Ensuite, ils se sont lancés dans l'écriture de leur plan et de leur brouillon. Une ou deux semaines plus tard, je les revoyais à nouveau pour faire un suivi. À cette occasion, je lisais à voix haute certains des textes là où les élèves étaient rendus dans leur processus de création et je leur donnais des conseils pour la suite. Les autres élèves et les enseignantes étaient aussi invités à participer.»

En ce qui concerne les élèves de troisième cycle (cinquième et sixième années), Yanik faisait piger une phrase à chacun des élèves et ceux-ci devaient se servir de cette dernière comme bougie d'allumage. «Dans chacune des phrases de départ que je propose - qui ne deviendra pas nécessairement la première phrase du texte du jeune auteur, soit dit en passant -, il y a deux prénoms et un lieu évoqué. Dans le cas de l'école Saint-Luc, j'ai aussi proposé 18 thèmes écologiques aux élèves de troisième cycle. Ils pouvaient en choisir un ou en combiner quelques-uns dans leur conte. Après les avoir lancés sur leur projet d'écriture, je les ai rencontrés une troisième fois, comme j'ai fait avec les élèves du deuxième cycle, pour voir où ils en étaient dans leur projet et lire quelques-uns des textes devant leurs confrères et consoeurs pour les aider et les stimuler.»

Somme toute, cet énorme projet, qui s'est étalé sur près de deux mois, aura été non seulement enrichissant pour tout le monde mais donnera des fruits. «En effet, un grand recueil de contes sera créé avec les meilleurs textes de toute l'école et certains des livres auront droit à des pages convertures créées sur du papier recyclé puisque l'école a créé sa propre mini pulperie où on fabrique du papier ! C'est vraiment un projet fantastique et je suis honoré d'y avoir participé.»

Pour en connaître davantage sur les différents ateliers, spectacles, animations et conférences que propose Yanik Comeau aux écoles et aux bibliothèques, on peut le joindre en composant le 450-454-0589 ou en lui écrivant à ycomeau@bellnet.ca.