Saint-Constant, dimanche, le 25 février 2007 - Lundi et mardi, les 26 et 27 février 2007, l'écrivain et conférencier Yanik Comeau s'arrêtera à la Polyvalente des Monts à Sainte-Agathe-des-Monts (C.S. des Laurentides) pour entretenir les étudiants de la troisième secondaire sur le conte québécois.
Comme Yanik ne disposera que de 75 minutes (une période) avec chacun des six groupes, il a choisi d'entretenir les jeunes de la place du bien et du mal dans la transmission des contes à l'oral au fil des générations.
Sa conférence, «LE CONTE QUÉBÉCOIS: SI LE DIABLE NOUS ÉTAIT CONTÉ...», s'attardera spécifiquement sur trois histoires en particulier soit la légende de Rose Latulippe, la Chasse-Galerie et Jos Violon.
Madame Sophie Dufresne-Arbique, enseignante à la Polyvalente des Monts, a l'habitude d'inviter des conteurs et des écrivains à son école. Comme Yanik suivra dans les traces de Jacques Pasquet et autres grands conteurs de chez nous, il a voulu présenter quelque chose de différent pour éviter les comparaisons.
«Je ne me prétends pas un expert du conte,» affirme clairement Yanik. «Je trouve les contes passionnants et j'essayerai d'abord de transmettre cette passion par des lectures interprétées de différentes versions des contes. Après tout, je suis aussi comédien alors... je peux aussi transmettre ma passion pour ces histoires en les jouant.»
Selon Yanik, «comme plusieurs peuples, les Québécois ont une tradition aussi longue que leur existence en ce qui concerne le passage des contes et légendes de génération en génération. Chez nous, il y a encore des contes qui sont transmis à l'oral, particulièrement chez les Amérindiens. Mais nous avons aussi des auteurs qui, inspirés de ces contes et légendes, en ont fait des transcriptions, des adaptations, tant pour les enfants que pour les adultes. Plusieurs des contes de notre jeune histoire ont même été adaptés au cinéma tant ils étaient touffus et parlants. Des conteurs québécois comme Jocelyn Bérubé et Fred Pellerin continuent à perpétuer cette tradition de la transmission orale des contes pendant que plusieurs de nos auteurs les plus célèbres trompent leurs imaginaires personnels pour replonger dans l'univers fascinant des contes et légendes de notre histoire. Il y a même plusieurs de nos grands interprètes de la chanson (Claude Dubois, Mes Aïeux, La Bottine Souriante...) qui ont repris les thèmes de nos contes classiques pour en faire des chansons mémorables.»
«Dans le cadre de cette conférence,» poursuit Yanik, «je me propose donc de faire un bref historique du conte québécois, mais je me concentrerai particulièrement sur les histoires de combat entre le bien et le mal, les histoires qui émanent de nos «vieilles» racines religieuses, les contes qui nous parlent du Diable sous toutes ses formes.»
Ainsi, les étudiants entendront des adaptations des contes «Rose Latulippe» (versions de Victor-Lévy Beaulieu, Robert Soulières et Cécile Gagnon), «La Chasse-Galerie» (d'après le récit de Honoré Beaugrand) et «Le Diable des forges» (où l'on retrouve le célèbre personnage de Louis Fréchette, Jos Violon).
À travers cette présentation, les étudiants découvriront que, bien que les contes aient été «passés» de génération en génération et aient gardé le même intérêt, la même intensité, chaque auteur qui s'approprie une légende, un conte, peut y ajouter sa touche personnelle, tout en respectant la bonne vieille tradition.
«C'est mon approche du conte parce que je suis moi-même écrivain et que j'ai été particulièrement intéressé par l'approche que chaque auteur adopte devant une légende, une histoire bien connue. Comment chaque écrivain l'adapte et se l'approprie. C'est vraiment très intéressant.»
Pour en savoir davantage sur les modalités pour inviter Yanik Comeau à son école ou à sa bibliothèque, on peut écrire à comunikmedia@videotron.ca ou téléphoner au 450-635-9359.
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